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	<title>Gabriel Monette</title>
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	<description>Le site de Gabriel Monette</description>
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		<title>De l&#8217;argent à partir de rien</title>
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		<dc:creator><![CDATA[gmonette]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 13 Oct 2020 03:45:59 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Brèves]]></category>
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					<description><![CDATA[J&#8217;ai découvert la Modern Monetary Theory (MMT) via quelques débats dans les balados Slate Money et Capitalisn&#8217;t. J&#8217;en ai aussi entendu parler ici et là dans les discussions sur les remèdes à plusieurs maux de nos sociétés contemporaines autant par des amis que par certains politiciens (surtout aux États-Unis). Je dois dire que j&#8217;étais, avant [&#8230;]]]></description>
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<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-large is-resized"><img decoding="async" src="https://img.ibs.it/images/9781612198569_0_221_0_75.jpg" alt="" width="174" height="261"/><figcaption>La couverture du livre. J&rsquo;aime bien le style</figcaption></figure></div>



<p>J&rsquo;ai découvert la Modern Monetary Theory (MMT) via quelques débats dans les balados <em>Slate Money</em> et <em>Capitalisn&rsquo;t.</em> J&rsquo;en ai aussi entendu parler ici et là dans les discussions sur les remèdes à plusieurs maux de nos sociétés contemporaines autant par des amis que par certains politiciens (surtout aux États-Unis). Je dois dire que j&rsquo;étais, avant de lire le livre, déchiré par son thème fondamental, cette théorie « moderne » de la monnaie. D&rsquo;un côté, je trouvais la fixation sur la dette nationale problématique, mais de l&rsquo;autre, je croyais qu&rsquo;il fallait s&rsquo;en préoccuper. Toutefois, on me disait souvent que je ne devais pas imaginer les finances des États souverains comme les finances des individus&#8230; notamment parce que les États ont la capacité de produire de l&rsquo;argent. Cela dit, même des États souverains comme l&rsquo;Argentine avaient des difficultés avec les créanciers et la dette. Donc je ne savais pas trop quoi penser de l&rsquo;idée d&rsquo;imprimer de l&rsquo;argent « from Nothing ». Cela dit, j&rsquo;étais curieux et je voulais me faire une tête sur ce sujet, car je n&rsquo;avais pas d&rsquo;idée claire sur celui-ci. Alors que j&rsquo;étais déchiré entre l&rsquo;attirance et la répulsion, j’ai vu que le livre était écrit par un auteur que j’aimais bien, Aaron James (notamment pour son déjà classique <em>Asshole : A Theory</em>), a écrit un livre sur le sujet en collaboration avec Robert Hockett, j’ai sauté sur l’occasion de le lire. J’ai dévoré <em>Money from Nothing</em> en quelques jours.</p>



<p>Dans ce provocant ouvrage, ils présentent une conception de l&rsquo;argent qui n&rsquo;est pas étrangère à celle que David Greaber présente dans <em>Debt </em>(mais ils le font plus succinctement et clairement), c&rsquo;est-à-dire que l&rsquo;argent est en fait une dette, un « I owe you » ou I.O.U. et non simplement un moyen d’échange. Avec cet outil en main, ils écorchent radicalement les défenseurs des cryptomonnaies privés, expliquent le rôle central de la réserve fédérale et des banques centrales en général. Pour eux, la taxation ne sert pas à payer les dépenses, mais bien qu’à contrôler les flux monétaires et à gérer la distribution de la richesse.</p>



<p>Pourquoi? Selon eux, le pouvoir de l&rsquo;État d&rsquo;émettre des promesses n&rsquo;est pas contraint par les limites habituelles des budgets des individus ou des entités monétairement non souveraines. Ce pouvoir est pour eux équivalent à celui d’émettre des promesses. Pour reprendre une image qu&rsquo;ils utilisent : une personne ne peu pas manquer de promesse à faire. Il serait étrange qu&rsquo;après avoir demandé à un ami de l&rsquo;aide de se questionner à savoir où il peut bien trouer les promesses qu&rsquo;ils fait. Il n&rsquo;y a pas de limite quantitative à faire des promesses. Certes, on peut faire trop ou trop peu de promesses, mais on ne peut pas « ne plus avoir de promesses à faire ». On peut seulement avoir fait trop de promesses et en subir les conséquences ou en avoir fait trop peu&#8230; À ce titre, James et Hockett notent qu&rsquo;une vie sans promesses est une vie assez pauvre. C&rsquo;est là le point « philosophique » du livre. L&rsquo;argent que nous avons n&rsquo;est qu&rsquo;une promesse de l&rsquo;État. Or, une promesse est un acte performatif qui n&rsquo;est pas limité quantitativement. Ce qui limite le pouvoir de l&rsquo;État de créer de la monnaie n&rsquo;est que dans l&rsquo;évaluation des effets, notamment l&rsquo;inflation. </p>



<p>Pourquoi les monnaies privées (comme les cryptos) n&rsquo;auront-elles jamais l&rsquo;importance des monnaies nationales? Parce que ce qui donne aux monnaies nationales une importance centrale réside dans le pouvoir de taxation de l&rsquo;État et son monopole de la violence. L&rsquo;exemple que les auteurs prennent pour faire valoir ce point est la transition des monnaies nationales européennes à l&rsquo;Euro. Cette nouvelle monnaie a rapidement remplacé les monnaies de chaque État de l&rsquo;Union notamment parce que les impôts et les taxes ont dû être payés dans la nouvelle monnaie. Avant cela, la monnaie des seigneurs et des rois était désirée notamment parce qu&rsquo;elles étaient importantes pour payer les rois et les seigneurs.</p>



<p>Le point fondamental est alors que les banques privées ne sont que des institutions qui servent à qui l’État à externaliser le pouvoir de créer de l’argent. Pourquoi? Pour des raisons pratiques et technologiques. En effet, avant l&rsquo;époque contemporaine, il était très difficile pour l&rsquo;État d&rsquo;avoir un contrôle rapide sur la création monétaire. Pour cette raison, argumentent les auteurs du livre, les gouvernements se sont tournés vers les banques privées pour jouer ce rôle d&rsquo;intermédiaires. Or, avec les transformations technologiques, les banques centrales pourraient bien reprendre ce pouvoir et distribuer directement l’argent comme bien lui semble. Créer de l’argent « from nothing » pour payer les services publics ou redistribuer la richesse. Pour défendre cette position, ils mobilisent des auteurs aussi divers que Keynes, Minsky ou d’autres classiques sur le sujet.</p>



<p>Cela soulève évidemment des enjeux profonds de gouvernance. Si l&rsquo;État est légitime dans la création monétaire, comment peut-on s&rsquo;assurer que les gouvernants n&rsquo;abuseront pas de leur pouvoir pour des raisons stratégiques ou électorales? En fait, ici, les auteurs retournent la question. Quelles sont les institutions qui, aujourd&rsquo;hui, créent de la monnaie? L&rsquo;État, mais aussi ses partenaires, les banques privées. Or, celles-ci prennent une part de la richesse générée par la création de la monnaie. Le statu quo est lui-même problématique problématique lui-même. La distribution présente de la richesse émergeant de la création monétaire n&rsquo;est pas neutre. Il suffirait que la Réserve Fédérale et la Banque centrale européenne assument plus clairement leur rôle. Que devraient-elles faire avec ce rôle? Pleins de choses : donner de l&rsquo;argent directement aux individus en cas de besoin par exemple. Les auteurs notent que c&rsquo;est déjà le cas pour certains groupent. Aux États-Unis, les nombreuses guerres et conflits qui ont couté « cher » au gouvernement ont été financés par la création monétaire. Ce sont les entreprises et les travailleurs de l&rsquo;industrie de la défense et l&rsquo;armée qui ont profité de cette création monétaire et pas un autre groupe. L&rsquo;État pourrait choisir autrement. Il pourrait choisir d&rsquo;offrir beaucoup de services publics et de ne pas faire payer beaucoup d&rsquo;impôts. Il pourrait favoriser un « Green New Deal », une société pleine de coopératives, un revenu de base, un capital de base, un programme d&#8217;emploi garanti. Les possibilités sont infinie pour les auteurs.</p>



<p>On pourrait se surprendre de cela et rétorquer que tous ces projets ont un coût et que ce sont les prochaines générations qui vont payer pour nos dépenses présentes à cause d&rsquo;une dette énorme qu&rsquo;on va leur laisser. Or, ce n&rsquo;est pas bien comprendre la notion de dette pour James et Hockett. Pour eux, ce n&rsquo;est pas de la dette qui finance pour eux l&rsquo;État, mais la création monétaire. La dette étatique n&rsquo;est qu&rsquo;un moyen comme un autre de gérer la quantité de promesses faites par l&rsquo;État. De plus, chaque dette est lié à un actif quelque part dans l&rsquo;économie. Si cet actif est productif, alors il ne générera pas beaucoup d&rsquo;inflation. Ce sont les actifs improductifs qui génèrent l&rsquo;inflation.</p>



<p>La question fondamentale reste alors celle de l&rsquo;inflation. Si l&rsquo;État peut générer de la monnaie comme il le veut, n&rsquo;est-ce pas une recette pour une inflation incontrôlable? Encore là, les auteurs rejettent cette idée. Certes, l&rsquo;inflation a longtemps été un problème économique important pour les sociétés, or, les banques centrales ont développer avec le temps des mécanismes de plus en plus sophistiqués pour lutter contre celle-ci. Pour eux, une banque centrale est semblable à un radar dans les nouvelles voitures intelligentes. Elle fait de son mieux pour détecter s&rsquo;il y a trop ou trop peu d&rsquo;inflation et agit en conséquence. Un tel outil est évidemment imparfait, mais il est perfectible. </p>



<p>J&rsquo;ai l&rsquo;impression que tout cela ne règle pas la question épineuse de la gouvernance des banques centrales. Le livre laisse souvent entendre que leur dépolitisation, c&rsquo;est-à-dire leur distance des enjeux électoraux, est une piste importante et que celles-ci devraient continuer à être gouvernée comme des bureaucraties épistocratiques. Or, à d&rsquo;autres moments, ils en viennent à défendre l&rsquo;idée que la création monétaire devrait suivre des buts politiques clairs (<em>Green New Deal</em>, etc.). Cette tension ne m&rsquo;a jamais semblé clarifiée. </p>



<p>Le livre se termine sur un ensemble d&rsquo;outils disponibles aux banquiers centraux à notre époque, avec notre niveau technologique et je serais curieux de voir si j&rsquo;aurai la chance de voir se réaliser quelques-unes des politiques ou manière de faire qu&rsquo;ils proposent.</p>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignright size-large is-resized"><img fetchpriority="high" decoding="async" src="https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/0/00/HymanMinsky-1.jpg" alt="" width="300" height="225"/></figure></div>



<p>Cet essai est à la fois clair, percutant, explicite et particulièrement pédagogique. Je ne m&rsquo;attendais pas apprécier autant une lecture sur un sujet drabe comme la finance nationale, les dettes et les banques centrales. J&rsquo;avais lu à la fin 2019 l&rsquo;excellent, mais drabe livre sur le sujet d&rsquo;Adam Tooze (<em>Crashed: How a Decade of Financial Crises Changed the World</em>) et m&rsquo;étais dit que j&rsquo;en savais assez pour ne plus avoir à encore me frotter à ce sujet difficile, complexe et parfois ennuyeux. Or, le travail de James et Hockett est à la fois lumineux et suffisamment bien écrit pour avoir du plaisir à en apprendre.</p>



<p>Ce livre me plaît particulièrement, parce qu&rsquo;il mêle une réflexion philosophique profonde avec des recommandations institutionnelles concrètes et explicites qui ne nécessitent pas de révolutionner l&rsquo;ensemble de notre système économique. Les propositions des auteurs pourraient se faire « dans le monde tel qu&rsquo;on le connaît ». C&rsquo;est le défi que je me suis donné dans ma thèse, proposer une analyse philosophique solide et en tirer des conclusions normatives qui ne présupposent pas un monde radicalement étranger au nôtre. C&rsquo;est un défi particulièrement difficile que les auteurs réussissent ici avec brio. J&rsquo;ai aussi apprécié la teinte « républicaine » que les auteurs ont pris pour les recommandations finales même si celle-ci a la saveur « agraire » si populaire aux États-Unis. Pour les auteurs (et la stratégie est probablement rhétorique), la redécouverte du pouvoir des banques centrales doit nécessairement venir reconstruire le lien social et aider à reconstituer une communauté de citoyens engagés indépendants. Ils mobilisent à ce moment toute l&rsquo;imagerie du citoyen républicain indépendant. Dans un contexte moderne où la vie agraire n&rsquo;est plus l&rsquo;idéal de l&rsquo;indépendance privée, James et Hockett invitent à redistribuer la richesse sous forme de propriété dans une économie de coopératives, par le biais de dotation en capital, part d&rsquo;entreprises, etc. L&rsquo;idée est inspirante, mais aurait gagné à être plus clairement liée avec les activités de la banque centrale. D&rsquo;une perspective républicaine, le pouvoir centralisé de la création monétaire par une autorité gouvernementale peut être aisément conçu comme étant une source de domination, surtout si il est difficile voir impossible d&rsquo;avoir un contrôle démocratique sur celle-ci.</p>



<p>Plus personnellement, ce livre m&rsquo;a bien plu et surtout a confirmé ma curiosité concernant le lien entre le droit, la philosophie et l&rsquo;économie. Dans ma thèse, j&rsquo;ai exploré le lien entre le droit commercial, la structure des entreprises et la liberté. J&rsquo;y ai découvert l&rsquo;impact parfois sous-estimé du droit. Un effet que je vois ici encore avec la monnaie et l&rsquo;argent&#8230; et qui me donne le goût d&rsquo;en savoir plus. Le hasard fait bien les choses. Dans le cadre d&rsquo;un groupe de lecture, je me suis lancé dans la lecture de <em>The Code of Capital</em> de Katharina Pistor. Ce livre présente une analyse juridique de la question de la dette et plus précisément des structures juridiques qui peuvent être mobilisées dans nos sociétés capitalistes pour s&rsquo;enrichir. </p>

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		<title>Regards croisés sur l&#8217;entreprise (Automne 2020)</title>
		<link>https://gabrielmonette.republiquelibre.org/2020/09/regards-croises-sur-lentreprise-a20/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[gmonette]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 28 Sep 2020 05:08:39 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Enseignement]]></category>
		<category><![CDATA[Éthique des affaires]]></category>
		<category><![CDATA[Philosophie politique et économique]]></category>
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					<description><![CDATA[J&#8217;ai la chance de co-enseigner, la session d&#8217;automne 2020, à HEC Montréal, le cours Regards croisé sur l&#8217;entreprise (RCE). J&#8217;y enseigne les diverses perspectives des sciences sociales et humaines (incluant la philosophie, la sociologie, le management et la science politique) alors qu&#8217;un collègue économiste enseigne les perspectives des économistes. Voici la description du cours. « [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>J&rsquo;ai la chance de co-enseigner, la session d&rsquo;automne 2020, à HEC Montréal, le cours <em>Regards croisé sur l&rsquo;entreprise</em> (RCE). J&rsquo;y enseigne les diverses perspectives des sciences sociales et humaines (incluant la philosophie, la sociologie, le management et la science politique) alors qu&rsquo;un collègue économiste enseigne les perspectives des économistes. Voici la description du cours.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p>« Le cours « Regards croisés sur l&rsquo;entreprise » propose à tous les étudiants de la Maîtrise en sciences de la gestion une analyse des fondements de l&rsquo;entreprise et du modèle de société au sein duquel cette institution s&rsquo;est imposée.<br>Le cours se base sur la lecture et la discussion de textes fondamentaux classiques et contemporains en sciences sociales, notamment en économie et en sociologie. L &lsquo;objectif est que les étudiants puissent développer leurs capacités à appréhender l&rsquo;entreprise dans sa globalité, et à prendre du recul par rapport aux techniques de gestion, de façon à devenir de véritables acteurs de la société et du monde des affaires, doués d&rsquo;esprit critique et de sensibilité éthique. Une caractéristique importante du cours est qu&rsquo;il est animé conjointement par deux enseignants &#8211; l&rsquo;un du Département d&rsquo;économie appliquée, l&rsquo;autre du Département de management &#8211; qui offrent donc des « regards croisés » sur l&rsquo;entreprise, la gestion et la société. »</p><cite><a href="https://www.hec.ca/cours/detail/?cours=GEST60401">Site de HEC</a></cite></blockquote>



<p>Le but de ce billet est de rassembler en un seul endroit du matériel complémentaire qui pourrait être utile et pertinent pour le cours. Il s’agit de liens, de vidéos et d’autre matériel complémentaire afin d’enrichir les lectures (obligatoires?) et les discussions en classe. l’idée est de suggérer, dans l’immense lot de ce qui se trouve sur le web, une sélection de matériel visant à enrichir les différents cours. Ce billet sera ponctuellement mis à jour durant la session. Vous trouverez des vidéos en français (vive la communauté des créateurs de contenu philosophique francophones) autant qu’en anglais (mais des efforts ont été fait pour favoriser le français).</p>



<h2 class="wp-block-heading">Introduction à l&rsquo;éthique</h2>



<p>Voici donc mes différentes recommandations, incluant la télésérie The Good Place (disponible sur Netflix) et quelques épisodes de mon propre balado.</p>



<p>Le premier vidéo est fait par l&rsquo;excellent <a href="https://www.youtube.com/channel/UCqA8H22FwgBVcF3GJpp0MQw">youtubeur Monsieur Phi</a>. Ce dernier fait l&rsquo;analyse sans (trop) divulgâcher l&rsquo;excellente série <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/The_Good_Place">The Good Place</a>. J&rsquo;aime particulièrement sa brève, mais intéressante analyse de la figure du philosophe à l&rsquo;écran.</p>



<figure class="wp-block-embed-youtube wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe title="La philosophie morale dans _The Good Place_ (sans spoiler)" width="500" height="281" src="https://www.youtube.com/embed/9FFI9bwYuK0?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div><figcaption>Dans ce vidéo, Monsieur Phi présente les trois grandes familles de philosophie morale en utilisant l&rsquo;exceptionnelle série <em>The Good Place</em>.</figcaption></figure>



<figure class="wp-block-embed-youtube wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" title="L&#039;éthique et la morale, quelle différence ?" width="500" height="281" src="https://www.youtube.com/embed/HTAXqpMKm8M?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



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<iframe loading="lazy" title="Justice: What&#039;s The Right Thing To Do? Episode 01 &quot;THE MORAL SIDE OF MURDER&quot;" width="500" height="281" src="https://www.youtube.com/embed/kBdfcR-8hEY?list=PL30C13C91CFFEFEA6" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div><figcaption>Michael Sandel a gagné une immense renommée grâce à son très bon cours intitulé Justice. Un livre éponyme, que j&rsquo;utilise souvent dans mes cours, en a été tiré.</figcaption></figure>



<figure class="wp-block-embed-youtube wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" title="CONSÉQUENTIALISME - Quel est le but de la morale ? | Grain de philo #16" width="500" height="281" src="https://www.youtube.com/embed/3hCffvguLTQ?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div><figcaption>Une présentation du conséquentialisme avec en parallèle une discussion du rôle de l&rsquo;éthique et de la morale.</figcaption></figure>



<iframe loading="lazy" title="Catherine Le Guerrier sur l'éthique, le droit et la politique" style="border: none;" scrolling="no" data-name="pb-iframe-player" src="https://www.podbean.com/media/player/cqc6p-dcbe62?from=pb6admin&amp;download=1&amp;version=1&amp;auto=0&amp;share=1&amp;download=1&amp;rtl=0&amp;fonts=Helvetica&amp;skin=1&amp;pfauth=&amp;btn-skin=104" width="100%" height="122"></iframe>



<iframe loading="lazy" title="Martin Gibert sur les robots vertueux" style="border: none;" scrolling="no" data-name="pb-iframe-player" src="https://www.podbean.com/media/player/xce78-dcbe61?from=pb6admin&amp;download=1&amp;version=1&amp;auto=0&amp;share=1&amp;download=1&amp;rtl=0&amp;fonts=Helvetica&amp;skin=1&amp;pfauth=&amp;btn-skin=104" width="100%" height="122"></iframe>



<h4 class="wp-block-heading">Quelques titres</h4>



<ul class="wp-block-list"><li>Sandel, Michael J, <em>Justice</em>, Paris, Albin Michel, 2016.</li><li>Arnsperger, Christian et Van Parijs, Philippe, <em>Éthique économique et sociale</em>, Paris, La Découverte, 2003.</li><li>Kymlicka, Will, <em>Les théories de la justice: une introduction</em>, Paris, La Découverte, 2014.</li><li>Robichaud, David et Turmel, Patrick, <em>La juste part: repenser les inégalités, la richesse et la fabrication des grille-pains</em>, Montréal, Atelier 10, 2012.</li></ul>



<h2 class="wp-block-heading">Deidre McCloskey</h2>



<p>Dans la discussion en classe sur le libéralisme, il a été question de la grande variété « des » libéralismes. J&rsquo;ai montré qu&rsquo;il n&rsquo;y avait pas un libéralisme, mais plusieurs. McCloskey s&rsquo;inscrit dans la perspective libertarienne. Cela dit, il y a aussi des courants plus égalitaristes qui donne un rôle à l&rsquo;État, comme le libertarianisme de gauche ou l&rsquo;égalitarisme libéral de John Rawls.</p>



<iframe loading="lazy" title="Kevin Brookes et les néolibéralismes" style="border: none;" scrolling="no" data-name="pb-iframe-player" src="https://www.podbean.com/media/player/fh5ew-e8dfd9?from=pb6admin&amp;download=1&amp;version=1&amp;auto=0&amp;share=1&amp;download=1&amp;rtl=0&amp;fonts=Helvetica&amp;skin=1&amp;pfauth=&amp;btn-skin=104" width="100%" height="122"></iframe>



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<iframe loading="lazy" title="Le Libertarisme, c&#039;est quoi ? (TJ #2)" width="500" height="281" src="https://www.youtube.com/embed/MVhankVI_Vo?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
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<iframe loading="lazy" title="Sommes-nous des propriétaires absolus de nous-mêmes ? Le libertarianisme / Politikon #3" width="500" height="281" src="https://www.youtube.com/embed/DofuoNzjBsI?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
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<iframe loading="lazy" title="Le libéralisme égalitaire de John Rawls (TJ #4.1)" width="500" height="281" src="https://www.youtube.com/embed/2w-AEMAU_EE?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<h4 class="wp-block-heading">Quelques titres</h4>



<ul class="wp-block-list"><li>Facchini, François, «&nbsp;<a href="http://Facchini, François, « L’économie, rhétorique moderne », La Vie des idées, mars 2017.">L’économie, rhétorique moderne</a>&nbsp;», <em>La Vie des idées</em>, mars 2017.</li><li>McCloskey, Deirdre, «&nbsp;<a href="https://www.ft.com/content/72656236-2e5b-11e6-bf8d-26294ad519fc">Business is as ethical as it has ever been</a>&nbsp;», <em>The Financian Times</em>, 16 juin 2016,</li><li>McCloskey, Deirdre, «&nbsp;<a href="https://www.ejpe.org/journal/article/download/170/162">Measured, unmeasured, mismeasured, and unjustified pessimism: a review essay of Thomas Piketty’s Capital in the twenty-first century&nbsp;</a>», <em>Erasmus Journal for Philosophy and Economics</em>, vol. 7, &nbsp;no. 2, 2014, pp.&nbsp;73–115.</li><li>Nozick, Robert, <em>Anarchie, État et Utopie</em>, Presses universitaires de France, 1988.</li></ul>



<h2 class="wp-block-heading">Karl Polanyi</h2>



<p>La dernière partie d&rsquo;un long documentaire. Cette partie s&rsquo;intéresse à <a href="https://www.dailymotion.com/video/x3rp82r">Polanyi</a>.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Adam Smith</h2>



<ul class="wp-block-list"><li>Un extrait d&rsquo;une longue série documentaire critique de l&rsquo;économie, par Arte, portant sur <a href="https://www.dailymotion.com/video/x3rdroo">Adam Smith</a>.</li><li>L&rsquo;épisode sur<a href="https://www.franceculture.fr/emissions/entendez-vous-leco/penser-leconomie-avec-25-adam-smith"> Adam Smith</a> de la série documentaire audio de France-Culture : <a href="https://www.franceculture.fr/emissions/series/penser-leconomie-avec">Penser l&rsquo;économie avec&#8230;</a> .</li></ul>



<figure class="wp-block-embed-youtube wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" title="Vernon Smith and James Otteson on Adam Smith 4/6/2015" width="500" height="281" src="https://www.youtube.com/embed/5lg2dtsDbhk?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<h4 class="wp-block-heading">Quelques titres</h4>



<ul class="wp-block-list"><li>Audard, Catherine, <em>Qu’est-ce que le libéralisme? : Éthique, politique, société</em>, Gallimard, 2009.</li><li>Rosanvallon, Pierre, <em>Le capitalisme utopique: Histoire de l’idée de marché</em>, Paris, Seuil, 1999.</li></ul>



<h2 class="wp-block-heading">Karl Marx</h2>



<p>Suite du documentaire, cette fois, sur <a href="https://www.dailymotion.com/video/x3rp7cp">Marx</a>.</p>



<figure class="wp-block-embed-youtube wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" title="C&#039;est quoi une classe sociale ? - Capsule #15" width="500" height="281" src="https://www.youtube.com/embed/hEwg4MtNdTw?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<p>Lors de la discussion en classe, nous avons vu que Marx critiquait le libéralisme, mais nous avons aussi vu qu&rsquo;il avait des concepts en commun avec les courants libéraux comme les libertariens. </p>



<h4 class="wp-block-heading">Quelques titres</h4>



<ul class="wp-block-list"><li>Piketty, Thomas, <em>Le capital au XXIe siècle</em>, Paris, Éditions du Seuil, 2013.</li><li>Piketty, Thomas, <em>Capital et idéologie</em>, Paris, Éditions du Seuil, 2019.</li><li>Cohen, G. A., <em>If You’re an Egalitarian, How Come You’re So Rich?</em>, Cambridge, Mass., Harvard University Press, 2001.</li><li>Roberts, William Clare, <em>Marx’s Inferno: the political theory of Capital</em>, Princeton; Oxford, Princeton University Press, 2017. (Lien fascinant entre Dante, Marx avec un peu de Machiavel)</li><li>Elster, Jon, <em>An introduction to Karl Marx</em>, Cambridge ; New York, Cambridge University Press, 1986.</li><li>Wolff, Jonathan, <em>Why read Marx today?</em>, Oxford, Oxford Univ. Press, 2003.</li><li>&nbsp;John Roemer, ed. &nbsp;<em>Analytical Marxism</em>, Cambridge University Press, 1986.</li><li>Talbot, Lorraine, «&nbsp;Corporate Governance and the Political Economy of the Company&nbsp;», in Sjåfjell, Beate et Bruner, Christopher M.,&nbsp;dir., <em>The Cambridge Handbook of Corporate Law, Corporate Governance and Sustainability</em>, 1<sup>re</sup>&nbsp;édition, Cambridge University Press, 2019, pp.&nbsp;86‑99. (Une lexture du droit des entreprises à saveur profondément marxiste)</li></ul>



<h2 class="wp-block-heading">Sylvia Federici</h2>



<iframe loading="lazy" title="Julie Gauthier sur Federici, la sorcière et le marxisme" style="border: none;" scrolling="no" data-name="pb-iframe-player" src="https://www.podbean.com/media/player/ywmwa-dd25a3?from=pb6admin&amp;download=1&amp;version=1&amp;auto=0&amp;share=1&amp;download=1&amp;rtl=0&amp;fonts=Helvetica&amp;skin=1&amp;pfauth=&amp;btn-skin=104" width="100%" height="122"></iframe>



<iframe loading="lazy" title="Laurie Gagnon-Bouchard sur l'écoféminisme" src="https://www.podbean.com/media/player/jafke-dd407d&amp;?from=usersite&amp;skin=1&amp;fonts=Helvetica&amp;auto=0&amp;download=1&amp;share=1&amp;version=1&amp;btn-skin=104" style="border: none;" scrolling="no" data-name="pb-iframe-player" width="100%" height="122"></iframe>



<h4 class="wp-block-heading">Quelques titres</h4>



<ul class="wp-block-list"><li>Federici, Silvia, <em>Witches, Witch-Hunting, and Women.</em>, 2018.</li><li>Federici, Silvia et Linebaugh, Peter, <em>Re-Enchanting the World: Feminism and the Politics of the Commons</em>, 2019.</li><li>Ricordeau, Gwenola, <em>Pour elles toutes: femmes contre la prison</em>, Montréal, Qc, Lux Éditeur, 2019 (Lettres libres).</li><li>Hamrouni, Naïma et Néron, Pierre-Yves, «&nbsp;<a href="https://id.erudit.org/iderudit/1037010ar">Justice, genre et entreprise : esquisse d’une philosophie politique féministe de l’entreprise</a>&nbsp;», <em>Politique et Sociétés</em>, vol. 35, &nbsp;no. 2‑3, 2016, pp.&nbsp;65‑93.</li><li>Fraser, Nancy et Jaeggi, Rahel, <em>Capitalism: A Conversation in Critical Theory</em>, Medford, MA, Polity, 2018.</li><li>Fraser, Nancy, <em>Fortunes of Feminism: From State-Managed Capitalism to Neoliberal Crisis</em>, Brooklyn, NY, Verso, 2013.</li><li>Fraser, Nancy, <em>The Old is Dying and the New Cannot Be Born: From Progressive Neoliberalism to Trump and Beyond</em>, London ; New York, Verso, 2019.</li><li>Arruzza, Cinzia, Bhattacharya, Tithi et Fraser, Nancy, <em>Feminism for the 99%: A Manifesto</em>, London ; Brooklyn, NY, Verso, 2019.</li></ul>



<h2 class="wp-block-heading">Hayek</h2>



<figure class="wp-block-embed-youtube wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" title="Fear the Boom and Bust: Keynes vs. Hayek - The Original Economics Rap Battle!" width="500" height="281" src="https://www.youtube.com/embed/d0nERTFo-Sk?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<figure class="wp-block-embed-youtube wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" title="Fight of the Century: Keynes vs. Hayek - Economics Rap Battle Round Two" width="500" height="281" src="https://www.youtube.com/embed/GTQnarzmTOc?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Max Weber</h2>



<p>À venir.</p>



<figure class="wp-block-embed-youtube wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" title="Macron et l&#039;ubérisation, ou le nouvel esprit du capitalisme [Vlog]" width="500" height="281" src="https://www.youtube.com/embed/k0Rjcf_rquk?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div><figcaption>Ce petit vidéo discute d&rsquo;une recherche sociologique par Luc Boltanski et Eve Chiapello s&rsquo;inspirant d&rsquo;une approche semblable à celle de Weber (le clien d&rsquo;oeil du titre rend ça explicite). L&rsquo;auteur du vidéo fait un lien avec l&rsquo;actualité française.</figcaption></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Ronald Coase</h2>



<div class="wp-block-group"><div class="wp-block-group__inner-container is-layout-flow wp-block-group-is-layout-flow">
<iframe loading="lazy" src="https://www.franceculture.fr/player/export-reecouter?content=fad20b72-0b2b-4745-9690-bd887915fcdf" scrolling="no" width="481" height="137" frameborder="0"></iframe>
</div></div>



<h2 class="wp-block-heading">Abraham Singer</h2>



<p>À venir.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Émile Durkheim</h2>



<h4 class="wp-block-heading">Quelques titres</h4>



<ul class="wp-block-list"><li>Case, Anne et Deaton, Angus, <em>Deaths of despair and the future of capitalism</em>, Princeton, Princeton University Press, 2020.</li></ul>



<h2 class="wp-block-heading">Nicolas Machiavel</h2>



<p>Machiavel est un auteur que j&rsquo;affectionne particulièrement. C&rsquo;est l&rsquo;un des penseurs qui m&rsquo;a accompagné tout au long de ma carrière académique et qui m&rsquo;inspire encore aujourd&rsquo;hui. </p>



<p>À l&rsquo;émission <em>Les chemins de la philosophie</em> de radio de France-Culture, je commence par recommander <a href="https://www.franceculture.fr/emissions/les-nouveaux-chemins-de-la-connaissance/machiavel-un-cynique-qui-vous-veut-du-bien-23">un épisode fascinant sur Machiavel et ses Discours sur la première décade de Tite Live</a>. </p>



<iframe loading="lazy" title="Guillaume Bogiaris sur Machiavel, l'éthique, la politique et l'amour" style="border: none;" scrolling="no" data-name="pb-iframe-player" src="https://www.podbean.com/media/player/2yy95-dcbe65?from=pb6admin&amp;download=1&amp;version=1&amp;auto=0&amp;share=1&amp;download=1&amp;rtl=0&amp;fonts=Helvetica&amp;skin=1&amp;pfauth=&amp;btn-skin=104" width="100%" height="122"></iframe>



<h4 class="wp-block-heading">Quelques titres</h4>



<ul class="wp-block-list"><li>Skinner, Quentin, <em>Machiavel</em>, Points (Seuil), 2001.</li><li>Pocock, J. G. A., <em>The Machiavellian Moment: Florentine Political Thought And The Atlantic Republican Tradition</em>, Princeton, N.J., Princeton University Press, 1975.</li><li>McCormick, John P, <em>Machiavellian democracy</em>, Cambridge, England; New York, Cambridge University Press, 2011.</li><li>Van Parijs, Philippe, <em>Just Democracy: the Rawls-Machiavelli programme</em>, London, ECPR Press, 2011 (ECPR Press essays).</li><li>Ménissier, Thierry, «&nbsp;Machiavel et le management : Limites et pertinence d’une affiliation&nbsp;», <em>Rue Descartes</em>, vol. 91, &nbsp;no. 1, 2017, p.&nbsp;45.</li><li>Duhamel, Jérémie, «&nbsp;Machiavel et la vertu intellectuelle de prudence: étude du chapitre XXV du Prince*&nbsp;», <em>Canadian Journal of Political Science</em>, vol. 46, &nbsp;no. 4, 2013, p.&nbsp;821.</li><li>Sherry, James, <em>The Oligarch: Rewriting Machiavelli’s the Prince.</em>, New York; Secaucus, Palgrave Macmillan Springer (une belle parodie du Prince en langage contemporain)</li></ul>



<h2 class="wp-block-heading">Martin Parker</h2>



<h4 class="wp-block-heading">Quelques titres</h4>



<ul class="wp-block-list"><li>Anderson, Elizabeth, <em>Private Government: How Employers Rule Our Lives (and why we don`t talk about it)</em>, Princeton, NJ, Princeton University Press, 2017.</li><li>Ferreras, Isabelle, <em>Gouverner le capitalisme?: pour le bicamérisme économique</em>, Paris, PUF, 2012.</li><li>Parker, Martin, <em>Against management: Organization in the age of managerialism</em>, Polity Press in association with Blackwell., 2002.</li><li>Parker, Martin, <em>Alternative business: Outlaws, crime and culture</em>, Routledge, 2013.</li><li>Graeber, David, <em>Bullshit Jobs: A Theory</em>, New York, Simon &amp; Schuster, 2018.</li></ul>



<h2 class="wp-block-heading">Milton Friedman</h2>



<p><a href="https://www.nytimes.com/2020/09/11/business/dealbook/milton-friedman-doctrine-social-responsibility-of-business.html">A Free Market Manifesto That Changed the World, Reconsidered</a></p>



<p><a href="https://fortune.com/2020/09/13/milton-friedman-anniversary-business-purpose/">50 years later, Milton Friedman’s shareholder doctrine is dead</a></p>



<h2 class="wp-block-heading">Matériel surérogatoire</h2>



<p>Depuis le début de la pandémie (de 2020), je me suis lancé le projet de faire <a href="https://ethiqueenpandemie.podbean.com/">une petite balado sur l&rsquo;éthique</a>. Si vous êtes curieuses ou curieux, voici le dernier épisode. J&rsquo;ai aussi organisé certains épisodes <a href="https://gabrielmonette.republiquelibre.org/baladodiffusions/">ici</a>.</p>



<iframe loading="lazy" src="https://open.spotify.com/embed-podcast/show/03kPrPUgZwWJgajaedHckC" allowtransparency="true" allow="encrypted-media" width="100%" height="232" frameborder="0"></iframe>



<iframe loading="lazy" title="La procrastination et les politiques antiacratiques" style="border: none;" scrolling="no" data-name="pb-iframe-player" src="https://www.podbean.com/media/player/gxuhp-e54aaa?from=pb6admin&amp;download=1&amp;version=1&amp;auto=0&amp;share=1&amp;download=1&amp;rtl=0&amp;fonts=Helvetica&amp;skin=1&amp;pfauth=&amp;btn-skin=104" width="100%" height="122"></iframe>



<figure class="wp-block-embed-youtube wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" title="La philosophie morale ne sert à rien ? (ft. Valentine de Science de Comptoir)" width="500" height="281" src="https://www.youtube.com/embed/DY_X8szLrbU?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<figure class="wp-block-embed-youtube wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" title="Comment réagir au bullshit ?" width="500" height="281" src="https://www.youtube.com/embed/x_aA8HLCQsk?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>

]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Projet de groupe de lecture</title>
		<link>https://gabrielmonette.republiquelibre.org/2020/08/projet-de-groupe-de-lecture/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[gmonette]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 26 Aug 2020 17:18:39 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Brèves]]></category>
		<category><![CDATA[Club de Lecture]]></category>
		<category><![CDATA[Philosophie politique et économique]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://gabrielmonette.republiquelibre.org/?p=1301</guid>

					<description><![CDATA[Maintenant que la thèse se termine, je ressens le retour de l&#8217;air frais et de la curiosité intellectuelle. Dans les derniers mois de rédaction (et d&#8217;enseignement), j&#8217;ai eu l&#8217;envie de lire bien des livres que j&#8217;ai dû laisser de côté pour me concentrer sur le texte de la thèse. Maintenant, je peux me permettre d&#8217;aller [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Maintenant que la thèse se termine, je ressens le retour de l&rsquo;air frais et de la curiosité intellectuelle. Dans les derniers mois de rédaction (et d&rsquo;enseignement), j&rsquo;ai eu l&rsquo;envie de lire bien des livres que j&rsquo;ai dû laisser de côté pour me concentrer sur le texte de la thèse. Maintenant, je peux me permettre d&rsquo;aller lire tout ça.</p>



<p>Si le monde académique m&rsquo;a appris une chose, c&rsquo;est que lire en communauté, en groupe, est souvent un moyen efficace et précieux pour approfondir de manière fructueuse un texte ou un ouvrage. Une amie a récemment commencé à organiser un groupe de lecture particulièrement intéressant et stimulant qui m&rsquo;a donné l&rsquo;envie de faire de même pour certains textes qui m&rsquo;intriguent depuis plusieurs mois. En fait, je dois dire aussi que je vais enseigner les idées de certains d&rsquo;entre eux, donc en discuter dans un cadre plus collégial ne serait pas déplaisant.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Livres</h2>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignright size-large is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" src="https://images.penguinrandomhouse.com/cover/9780735221994" alt="" width="203" height="309"/></figure></div>



<p>La question de la méritocratie a longtemps été quelque chose qui m&rsquo;a titillé et fasciné. C&rsquo;est une question qui me fascine d&rsquo;autant plus que je sors à peine du monde académique et que ce monde est particulièrement traversé de tension élitiste et méritocrates. </p>



<p>C&rsquo;est pour cette raison que dans un potentiel groupe de lecture, je proposerais la lecture d&rsquo;un livre récent et polémique que j&rsquo;ai découvert via une entrevue dans <a href="https://slate.com/podcasts/slate-money/2019/09/slate-money-on-meritocracy-the-mit-media-lab-and-volfefe">une balado que j&rsquo;aime bien</a> (mais en anglais). Je dis polémique, car l&rsquo;auteur ne prend pas la stratégie habituelle pour critiquer la méritocratique. Traditionnellement, pour le peu que j&rsquo;en connais, on critique la méritocratie en défendant l&rsquo;idée que la richesse et le « mérite » n&rsquo;est en fait que le résultat du travail collectif de la société et dépend beaucoup de condition hors de contrôle de l&rsquo;individu. Il n&rsquo;y aurait donc pas, en fait, de mérite.</p>



<p>Ce livre prend une autre approche et accepte la prémisse selon laquelle il y a du mérite et qu&rsquo;en fait, dans nos sociétés, le problème est que nos institutions sont trop méritocratiques. Je ne sais pas encore ce que je pense de cette idée. C&rsquo;est en fait un peu pourquoi j&rsquo;aurais envie d&rsquo;en discuter dans un groupe de lecture.</p>



<p>J&rsquo;avais commencé à lire le livre quelque part à l&rsquo;automne 2019, avec une personne qui m&rsquo;est très chère et dont je ne pourrais trop vanter les capacités intellectuelles et analytiques. Cette personne avait émis des critiques sévères et appropriées sur le livre et j&rsquo;avais, pour cette raison et pour d&rsquo;autres, laissé le livre de côté. J&rsquo;aimerais le relire en bonne compagnie. Voici une autre entrevue fascinante qui explore en détail les idées du livres (en anglais).</p>



<iframe loading="lazy" src="https://open.spotify.com/embed-podcast/episode/3QsjPxWbRDCyP6jbeETRFu" allowtransparency="true" allow="encrypted-media" width="100%" height="232" frameborder="0"></iframe>



<p>Michael Sandel, est un philosophe que j&rsquo;aime beaucoup. Non seulement est-il clair, limpide et provocant, <a href="https://www.theguardian.com/books/2020/sep/06/michael-sandel-the-populist-backlash-has-been-a-revolt-against-the-tyranny-of-merit">mais il semble aussi savoir quoi écrire pour suivre les tendances, les enjeux du moment</a>. Il est connu pour son cours sur la justice, mais aussi pour son livre sur ce que l&rsquo;argent ne peut acheter et les limites morales du marché. Au milieu du mois du mois de septembre, il publiera un livre sur la question de la méritocratie. La question de la méritocratie et sa critique est une question qui a le vent dans les voiles. Je crois qu&rsquo;ajouter à la liste de lecture un chapitre du livre de Sandel serait une bonne manière de voir ce qu&rsquo;en pense un philosophe important sur cette question centrale.</p>



<figure class="wp-block-embed-ted wp-block-embed is-type-video is-provider-ted wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" title="Michael Sandel: The tyranny of merit" src="https://embed.ted.com/talks/michael_sandel_the_tyranny_of_merit" width="500" height="282" frameborder="0" scrolling="no" webkitAllowFullScreen mozallowfullscreen allowFullScreen></iframe>
</div></figure>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-large is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" src="https://external-content.duckduckgo.com/iu/?u=https%3A%2F%2Fimages-na.ssl-images-amazon.com%2Fimages%2FI%2F414oyCvxY-L._SY445_QL70_ML2_.jpg&amp;f=1&amp;nofb=1" alt="" width="206" height="313"/></figure></div>



<div class="wp-block-group"><div class="wp-block-group__inner-container is-layout-flow wp-block-group-is-layout-flow">
<p>Un autre livre que j&rsquo;aimerais explorer est le livre du philosophe polémique et fascinant Jason Brenan et son collègue Phillip Magness : Cracks in the Ivory Tower. Dans celui-ci, Brenan propose une critique sévère du monde académique et des incitatifs pervers qui existe en son sein. Mon périple de trop nombreuses années dans ce monde académique et les nombreuses personnes (et amis) que j&rsquo;y ai rencontrés m&rsquo;ont donné un sentiment difficile à cerner et je crois que cette lecture critique m&rsquo;aiderait à y voir plus clair.</p>
</div></div>



<p>Jason Brennan est un auteur intéressant, provocateur, mais aussi stimulant intellectuellement. Le premier livre que j&rsquo;ai lu de lui est <em>Against Democracy</em>. Dans ce livre, il oppose à la démocratie l&rsquo;épistocratie (le pouvoir aux experts, à ceux qui savent). Même si je ne partage pas ses convictions et ne suis pas toujours convaincu par les arguments, j&rsquo;aime le lire. Je trouve son écriture puissante et intelligente. Elle stimule la réflexion. Plus récemment, ses travaux se sont concentrés sur le monde académique. </p>



<p>Le monde académique est un monde particulièrement compétitif et inégalitaire. Il est entouré par un discours méritocratique structuré autour d&rsquo;un système de type « gagnant rafle la mise » (winner takes all) qui me déçoit souvent. S&rsquo;ajoute à ces critiques qui me semblent quasiment être du sens commun une que je n&rsquo;avais jusqu&rsquo;ici par imaginé. Jason Brennan, <a href="https://200proofliberals.blogspot.com/2020/07/is-academia-right-wing-institution-with.html">dans un récent billet de blogue</a> qui tire sa matière de <a href="https://global.oup.com/academic/product/cracks-in-the-ivory-tower-9780190846282">son récent livre</a>, accuse le monde académique d&rsquo;être hypocrite. Pourquoi? Parce que le monde académique, très « de gauche » dans son discours, serait en réalité une institution profondément « de droite », au sens où elle serait non seulement inégalitaire (comme je le disais), mais aussi, sous couvert de discours égalitaristes sophistiqués, le lieu d&rsquo;une compétition extrême bien loin de l&rsquo;image de la collaboration intellectuelle qu&rsquo;on prête souvent à la recherche.</p>



<p>Comme pour le livre de Markovits, je ne sais pas trop quoi penser de cette perspective très critique, mais j&rsquo;aurais envie d&rsquo;en discuter, ne serais-ce que pour à son tour la critiquer.</p>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignright size-large is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" src="https://external-content.duckduckgo.com/iu/?u=https%3A%2F%2Fimages.newrepublic.com%2F6a5a21c9f411a05616c71559fa89372c61f013c3.jpeg%3Fw%3D640&amp;f=1&amp;nofb=1" alt="" width="187" height="284"/></figure></div>



<p>Je ne suis pas économiste, mais le hasard a fait que j&rsquo;ai côtoyé plusieurs économistes et j&rsquo;ai eu à survoler cette littérature pour mes recherches doctorales. Ce n&rsquo;est malheureusement que trop tard que je suis tombé sur ce livre d&rsquo;Anne Case et Angus Deaton qui développent une analyse troublante et fascinante des dernières recherches sur l&rsquo;effet du capitalisme contemporain sur un large pan de la population. </p>



<p>J&rsquo;avais connu Deaton grâce à son livre de 2013 : <em>The Great Escape: Health, Wealth, and the Origins of Inequality</em> qui présente de manière éloquente l&rsquo;immense progrès des dernières décennies sur le plan de la santé, notamment. Il y développait un perspective inspirante et optimiste de l&rsquo;ouverture au monde, des marchés et plus généralement du capitalisme. Or, dans ce plus récent livre dont je propose la lecture, Deaton et Case montrent le côté « obscur » du capitalisme et des dangers qu&rsquo;il présente. J&rsquo;ai l&rsquo;impression que lire ce livre en bonne compagnie permettrait d&rsquo;aborder des sujets difficiles, mais importants (la question des drogues, le rôle de l&rsquo;État, l&rsquo;industrie de la santé, etc.).</p>



<iframe loading="lazy" src="https://www.youtube.com/embed/_-vCgWqIKRM" allow="accelerometer; autoplay; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture" allowfullscreen="" width="560" height="315" frameborder="0"></iframe>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-large is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" src="https://img.lemde.fr/2019/09/03/0/0/1330/2000/688/0/60/0/57aecaa_O4E2Gict4pZAitJsGOQNQnL4.jpg" alt="" width="184" height="277"/></figure></div>



<p>J&rsquo;avais envisagé proposé aussi la lecture du dernier bouquin de Piketty, l&rsquo;immense brique <em>Capital et Idéologie</em>. Néanmoins, le livre est trop massif pour être lu au complet en groupe. Il serait cependant pertinent d&rsquo;en prendre quelques parties et de les discuter. Je pense notamment moment où il se veut plus normatif que descriptif (car, en historien de l&rsquo;économie, il est souvent très descriptif) : la question du socialisme partifipatif, la question de la justice transnationale, la question de l&rsquo;impôt sur la richesse et surtout la question de la dotation universelle en capital.</p>



<p>La question de la participation et la démocratisation des institutions économiques est évidemment très près de ma recherche doctorale, mais je ne serais pas mécontent de confronter mes idées à celles de Piketty. Cependant, j&rsquo;aimerais surtout discuter de la question de la dotation universelle en capital, une idée que j&rsquo;ai entendu parfois par les travaux de Ackerman, Olin Wright (<a href="https://www.ssc.wisc.edu/~wright/Redesigning%20Distribution%20v1.pdf">de ce genre là</a>) ou même Thomas en tant que forme alternative de redistribution. </p>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignright size-large is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" src="https://images-na.ssl-images-amazon.com/images/I/411FKkRsXLL.jpg" alt="" width="187" height="284"/></figure></div>



<p>Cela dit, en parlant de ma thèse, je ne serais pas malheureux d&rsquo;explorer des idées que j&rsquo;ai explorées dans les dernières années dans un autre cadre que celui de ma recherche. Je pense notamment à l&rsquo;excellent livre d&rsquo;Alan <em>Thomas Republic of Equals</em> qui est à la fois brillant et rempli d&rsquo;éléments à discuter, de problèmes et de difficultés. Sa défense d&rsquo;une démocratie des propriétaires est curieuse et érudite. J&rsquo;aimerais bien avoir la perspective critique de mes amis et collègues. Ce livre serait aussi une bonne base pour évoquer certaines critiques faites aux coopératives, pour parler de dotation universelle, etc. Les prochaines recherches de Thomas sur le lien entre émotions et inégalités ou sur les questions monétaires s&rsquo;annoncent aussi fascinantes.  </p>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-large is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" src="https://external-content.duckduckgo.com/iu/?u=https%3A%2F%2Ftse2.mm.bing.net%2Fth%3Fid%3DOIP.MKxD-qSAKGrxt7_DORAozwHaK9%26pid%3DApi&amp;f=1" alt="" width="165" height="244"/></figure></div>



<p>La question des monopoles et de la concentration croissantes qui a lentement lieu dans nos sociétés m&rsquo;intrigue et me donne envie d&rsquo;en savoir plus. Cave et Deaton en discute un peu à la fin de leur livre, mais de manière conclusive, sans avoir de position claire. C&rsquo;est évidemment vertueux que de ne pas prendre encore position sur une question qui est encore aujourd&rsquo;hui objet de nombreux débats, mais j&rsquo;aimerais entrer dans les débats. Cependant, je ne sais pas par où commencer. J&rsquo;ai adoré ma lecture du livre de Matt Stoller <em>: how monopolies secretly took over the world</em> (2019). Ce dernier est très polémiste, mais tout autant fascinant, parce qu&rsquo;il retrace, comme le fait Tim Wu dans <em>The Curse of Bigness: Antitrust in the New Gilded Age</em> (2018) une histoire des monopoles et des luttes antitrusts. On pourrait aussi lire le dernier de David Dayen : <em>Monopolized: life in the age of corporate power</em> (2020) qui est moins un essai analytique qu&rsquo;un inventaire immense d&rsquo;anecdote mettant en scène des industries en consolidation et qui a la plaisante idée d&rsquo;éviter de parler de l&rsquo;oligopole internet dont on parle trop. Je serais particulièrement heureux de lire le livre de Jonathan Tepper et Denise Hearn sur <em>The Myth of Capitalism: Monopolies and the Death of Competition</em> (2019) qui présente de manière plus académique le lien entre capitalisme et concentration industrielle.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Des articles</h2>



<p>Il y aurait aussi un petit lot d&rsquo;articles que j&rsquo;aimerais discuter. J&rsquo;ai déjà lu certains d&rsquo;entre eux pour ma thèse, mais les idées qu&rsquo;ils discutent me stimulent encore et comme toujours, je ne suis pas certain d&rsquo;être convaincu de l&rsquo;avis que j&rsquo;ai à leur sujet. Il y a aussi certains d&rsquo;entre eux que j&rsquo;utilise dans le cadre de mes cours, donc je suis toujours curieux d&rsquo;en discuter pour en approfondir les diverses lectures qu&rsquo;on peut en faire.</p>



<ul class="wp-block-list"><li>Jeffrey Moriarty, « The Connection Between Stakeholder Theory and Stakeholder Democracy: An Excavation and Defense », <em>Business &amp; Society</em>, vol. 53,  no. 6, novembre 2014, pp. 820‑852.</li></ul>



<ul class="wp-block-list"><li>Moriarty, Jeffrey, « The Demands of Stakeholder Theory for Corporate Governance », <em>Business Ethics Journal Review</em>, vol. 4,  no. 8, 2016, pp. 47–52.</li></ul>



<ul class="wp-block-list"><li>Abizadeh, Arash, « Representation, Bicameralism, Political Equality, and Sortition: Reconstituting the Second Chamber as a Randomly Selected Assembly », <em>Perspectives on Politics</em>, janvier 2020, pp. 1‑16.</li></ul>



<ul class="wp-block-list"><li>Moriarty, Jeffrey, « Against Pay Secrecy », <em>Journal of Applied Philosophy</em>, vol. 35,  no. 4, 2018, pp. 689‑704.</li></ul>



<ul class="wp-block-list"><li>Zeitoun, Hossam, Osterloh, Margit et Frey, Bruno S., « Learning from Ancient Athens: Demarchy and Corporate Governance », <em>Academy of Management Perspectives</em>, vol. 28,  no. 1, 2014, pp. 1‑14.</li></ul>



<ul class="wp-block-list"><li>Ciepley, David A, «&nbsp;Corporate Directors as Purpose Fiduciaries: Reclaiming the Corporate Law We Need&nbsp;», <em>SSRN Electronic Journal</em>, 2019.</li></ul>



<ul class="wp-block-list"><li>Ciepley, David, «&nbsp;The Anglo-American misconception of stockholders as ‘owners’ and ‘members’: its origins and consequences&nbsp;», <em>Journal of Institutional Economics</em>, octobre 2019, pp.&nbsp;1‑20.</li></ul>



<ul class="wp-block-list"><li>Ciepley, David, «&nbsp;The Neoliberal Corporation&nbsp;», <em>The Oxford Handbook of the Corporation</em>, février 2019.</li></ul>



<ul class="wp-block-list"><li>Ciepley, David, «&nbsp;Can Corporations Be Held to the Public Interest, or Even to the Law?&nbsp;», <em>Journal of Business Ethics</em>, mai 2018, pp.&nbsp;1‑16.</li></ul>



<p></p>

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			</item>
		<item>
		<title>Balado épisode 15 – Éthique et organisations internationales</title>
		<link>https://gabrielmonette.republiquelibre.org/2020/08/balado-episode-15-ethique-et-organisations-internationales/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[gmonette]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 20 Aug 2020 18:24:59 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Baladodiffusion]]></category>
		<category><![CDATA[Philosophie politique et économique]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://gabrielmonette.republiquelibre.org/?p=1294</guid>

					<description><![CDATA[Le 5 juin dernier, j&#8217;ai eu la chance de discuté dans mon balado avec Maïka Sondarjee des nombreux enjeux éthiques liés aux relations internationales, à la mondialisation et à l&#8217;aide internationale. Cette discussion se faisait dans le contexte de la publication à venir de son premier livre. Celui-ci est maintenant disponible. Perdre le Sud, Montréal, [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<iframe loading="lazy" title="Épisode 15 - Éthique et organisations internationales" src="https://www.podbean.com/media/player/yznbt-dee1d2&amp;?from=usersite&amp;vjs=1&amp;skin=3&amp;fonts=Helvetica&amp;auto=0&amp;download=1" style="border: none;" scrolling="no" data-name="pb-iframe-player" width="100%" height="400"></iframe>



<p>Le 5 juin dernier, j&rsquo;ai eu la chance de discuté dans mon balado avec Maïka Sondarjee des nombreux enjeux éthiques liés aux relations internationales, à la mondialisation et à l&rsquo;aide internationale. Cette discussion se faisait dans le contexte de la publication à venir de son premier livre. Celui-ci est maintenant disponible.</p>



<p><a href="http://ecosociete.org/livres/perdre-le-sud">Perdre le Sud, Montréal, Écosociété, 2020.</a></p>



<p>Elle a aussi récemment publié quelques contributions dans les médias : </p>



<ul class="wp-block-list"><li><a href="https://plus.lapresse.ca/screens/b291a530-18f4-40ef-8fd6-8ca5afc73fd6__7C___0.html">Que faire avec l’OMS ?</a>, publié dans la section Débats de La Presse le 22 mai 2020</li><li><a href="https://www.ledevoir.com/opinion/idees/584367/demondialisation-un-nouveau-repli-sur-soi">La démondialisation, un nouveau repli sur soi?</a>, publié dans la section Idées du<em> Devoir</em> le 19 août 2020</li><li><a href="https://www.lapresse.ca/debats/opinions/2020-08-19/grandeurs-et-miseres-de-la-cooperation-internationale.php">Grandeurs et misères de la coopération internationale</a>, publié dans la section Débats de La Presse le 19 août 2020</li><li>À la radio de Radio-Canada le 19 août 2020, à l&rsquo;émission <em>Plus on est de fous, plus on lit! </em>Avec Marie-Louise Arsenault « <a href="https://ici.radio-canada.ca/premiere/emissions/plus-on-est-de-fous-plus-on-lit/segments/entrevue/193874/maika-sondarjee-decoloniser-la-solidarite-internationale-perdre-le-sud">Perdre le Sud, de Maïka Sondarjee : pour une plus grande solidarité des peuples </a>» </li></ul>



<p></p>

]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Balado épisode 22 &#038; 23 &#8211; Démocratie et liberté d&#8217;expression</title>
		<link>https://gabrielmonette.republiquelibre.org/2020/08/balado-episode-22-23-democratie-et-liberte-dexpression/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[gmonette]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 08 Aug 2020 17:26:34 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Baladodiffusion]]></category>
		<category><![CDATA[Démocratie]]></category>
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					<description><![CDATA[Pour le 22e et 23e épisode de mon balado, je discute avec François Toutée de l&#8217;épineuse, mais importante question de la liberté d&#8217;expression. Nous discutons dans le premier épisode, nous discutons des arguments généralement mobilisés (notamment par Mill) en faveur de la liberté d&#8217;expression. Dans le second, nous discutons de sa proposition concernant ce que [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Pour le 22e et 23e épisode de mon balado, je discute avec François Toutée de l&rsquo;épineuse, mais importante question de la liberté d&rsquo;expression. Nous discutons dans le premier épisode, nous discutons des arguments généralement mobilisés (notamment par Mill) en faveur de la liberté d&rsquo;expression. Dans le second, nous discutons de sa proposition concernant ce que devrait être une bonne conception de la liberté d&rsquo;expression en contexte démocratique.</p>



<figure><iframe loading="lazy" src="https://www.podbean.com/media/player/43fdk-e2f55e?from=pb6admin&amp;download=1&amp;version=1&amp;auto=0&amp;share=1&amp;download=1&amp;rtl=0&amp;fonts=Helvetica&amp;skin=1&amp;pfauth=&amp;btn-skin=104" width="100%" height="122"></iframe></figure>



<figure><iframe loading="lazy" src="https://www.podbean.com/media/player/9p6g2-e49bc1?from=pb6admin&amp;download=1&amp;version=1&amp;auto=0&amp;share=1&amp;download=1&amp;rtl=0&amp;fonts=Helvetica&amp;skin=1&amp;pfauth=&amp;btn-skin=104" width="100%" height="122"></iframe></figure>

]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Hiérarchiser les parties prenantes ?</title>
		<link>https://gabrielmonette.republiquelibre.org/2020/07/hierarchiser-les-parties-prenantes/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[gmonette]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 15 Jul 2020 04:30:41 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Brèves]]></category>
		<category><![CDATA[Design institutionnel]]></category>
		<category><![CDATA[Éthique des affaires]]></category>
		<category><![CDATA[Philosophie politique et économique]]></category>
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					<description><![CDATA[Dans un récent billet de blogue, le prof de droit Ivan Tchotourian m&#8217;a fait découvrir un bref article du Harvard Law School Forum on Corporate Governance, : « A Hierarchy of Stakeholder Needs » (de Sarah Keohane Williamson, FCLTGlobal, 22 juin 2020). L&#8217;article, très bref, est en quelque sorte une réflexion sur une difficulté centrale [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Dans un récent billet de blogue, le prof de droit Ivan Tchotourian m&rsquo;a fait découvrir un bref article du <em>Harvard Law School Forum on Corporate Governance</em>, : <strong><a href="https://corpgov.law.harvard.edu/2020/06/22/a-hierarchy-of-stakeholder-needs/">« A Hierarchy of Stakeholder Needs »</a></strong> (de Sarah Keohane Williamson, FCLTGlobal, 22 juin 2020).</p>



<p>L&rsquo;article, très bref, est en quelque sorte une réflexion sur une difficulté centrale de la théorie des parties prenantes : comment savoir quelle partie prenante a préséance sur une autre? Comment trancher quand un conflit de priorité émerge?</p>



<p>La solution à ce problème proposé par l&rsquo;article n&rsquo;est pas particulièrement originale. Elle réplique la structure de ce qui est aujourd&rsquo;hui un lieu commun, la pyramide de Maslow et l&rsquo;applique à l&rsquo;entreprise et à ses priorités.</p>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-large is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" src="https://www.fcltglobal.org/wp-content/uploads/FCLT_piechart_graphics_r1B_article-4-21-20_01-1024x1024.png" alt="" width="256" height="256"/><figcaption><a href="https://corpgov.law.harvard.edu/2020/06/22/a-hierarchy-of-stakeholder-needs/">L&rsquo;image de l&rsquo;article</a></figcaption></figure></div>



<p>L&rsquo;article ne remet pas en cause la priorité « long terme » des actionnaires. À ce titre, l&rsquo;article est moins dans le courant de la théorie des parties prenantes qu&rsquo;une formulation plus nuancée de la primauté actionnariale.</p>



<p>Le problème de la priorisation des parties prenantes est une difficulté centrale en ce texte fait bien de tenter d&rsquo;y trouver une solution. Dans ma thèse, je propose une solution alternative basée sur les idées de <em>voice</em> et d&rsquo;<em>exit</em> de l&rsquo;économiste Albert Hirschman et des contributions de la philosophie politique néorépublicaine. Je crois arriver à montrer que ces outils théoriques permettent de donner des pistes concrètes pour régler le problème de la priorisation.</p>

]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Balado épisode 21 &#8211; Philosophie de la sexualité, éthique et érobotique</title>
		<link>https://gabrielmonette.republiquelibre.org/2020/07/balado-episode-21-philosophie-de-la-sexualite-ethique-et-erobotique/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[gmonette]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 09 Jul 2020 13:58:19 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Baladodiffusion]]></category>
		<category><![CDATA[Brèves]]></category>
		<category><![CDATA[Philosophie politique et économique]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://gabrielmonette.republiquelibre.org/?p=1245</guid>

					<description><![CDATA[Pour l&#8217;épisode 21, Philosophie de la sexualité, éthique et érobotique, je discute avec Dave Anctil du lien entre les nouvelles technologie, l&#8217;intelligence artificielle et la sexualité. Dave et ses collaboratrices et collaborateurs ont écrit récemment ce bref, mais pertinent article.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Pour l&rsquo;épisode 21, <a rel="noreferrer noopener" target="_blank" href="https://ethiqueenpandemie.podbean.com/e/episode-21-philosophie-de-la-sexualite-ethique-et-erobotique/">Philosophie de la sexualité, éthique et érobotique</a>, je discute avec Dave Anctil du lien entre les nouvelles technologie, l&rsquo;intelligence artificielle et la sexualité. </p>



<iframe loading="lazy" title="Épisode 21 - Philosophie de la sexualité, éthique et érobotique" style="border: none;" scrolling="no" data-name="pb-iframe-player" src="https://www.podbean.com/media/player/warm9-e29167?from=yiiadmin&amp;download=1&amp;version=1&amp;skin=1&amp;btn-skin=104&amp;auto=0&amp;share=1&amp;fonts=Helvetica&amp;download=1&amp;rtl=0&amp;pbad=1" width="100%" height="122"></iframe>



<figure><iframe loading="lazy" src="https://open.spotify.com/embed-podcast/episode/5zY79XwdMKl6IfPYkidT2A" width="100%" height="232"></iframe></figure>



<p>Dave et ses collaboratrices et collaborateurs ont écrit récemment <a href="https://theconversation.com/cybersex-erotic-tech-and-virtual-intimacy-are-on-the-rise-during-covid-19-141769">ce bref, mais pertinent article</a>.</p>

]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Balado épisode 20 : Éthique et politique de l&#8217;éducation</title>
		<link>https://gabrielmonette.republiquelibre.org/2020/07/balado-ethique-et-politique-de-leducation/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[gmonette]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 03 Jul 2020 18:26:27 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Baladodiffusion]]></category>
		<category><![CDATA[Brèves]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://gabrielmonette.republiquelibre.org/?p=1229</guid>

					<description><![CDATA[Le 20e épisode de ma balado porte sur la philosophie de l&#8217;éducation. Dans celui-ci, je discute l&#8217;enseignante et chercheure Alexandra Malenfant-Veilleux des divers conceptions de l&#8217;éducation qui circulent dans nos débats publics. Nous discutons notamment de la question de l&#8217;éducation humaniste libérale et de sa confrontation avec l&#8217;éducation « utilitariste », de Rousseau et surtout de la [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<iframe loading="lazy" src="https://open.spotify.com/embed-podcast/episode/7lr6naHRjyTSyqPhjcrC1y" allowtransparency="true" allow="encrypted-media" width="100%" height="232" frameborder="0"></iframe>



<p>Le 20e épisode de ma balado porte sur la philosophie de l&rsquo;éducation. Dans celui-ci, je discute l&rsquo;enseignante et chercheure Alexandra Malenfant-Veilleux des divers conceptions de l&rsquo;éducation qui circulent dans nos débats publics. Nous discutons notamment de la question de l&rsquo;éducation humaniste libérale et de sa confrontation avec l&rsquo;éducation « utilitariste », de Rousseau et surtout de la question épineuse du financement des écoles privées. </p>



<p>Celles et ceux qui me connaissent savent que j&rsquo;ai longtemps eu une position claire sur le sujet. Je vous laisse deviner laquelle (en écoutant l&rsquo;épisode). Celle-ci a néanmoins été remise en question récemment. Des échanges avec des amis, collègues et des lectures sur cet enjeu important ont contribué à me faire questionner cette question. Est-ce que le financement des écoles privées ou son abolition allait réellement contribuer à la réalisation de mon idéal égalitariste? Plus j&rsquo;y réfléchissais, plus la question me semblait complexe. Comme nous en discutons dans ce balado, la question du financement des institutions d&rsquo;éducation ne doit pas être prise indépendante d&rsquo;autres éléments contribuant à favoriser l&rsquo;égalité des chances comme les modes de sélections ou d&rsquo;exclusion des étudiantes et étudiants dans ces écoles. En fait, peut-être que la question du financement des écoles privées n&rsquo;est pas l&rsquo;enjeu le plus important pour favoriser une réelle égalité des chances. Je vous laisse écouter pouvoir la proposition intéressante de mon invitée.</p>



<iframe loading="lazy" title="Éthique et politique de l'éducation" style="border: none;" scrolling="no" data-name="pb-iframe-player" src="https://www.podbean.com/media/player/va8fk-e1fcc3?from=yiiadmin&amp;download=1&amp;version=1&amp;skin=1&amp;btn-skin=107&amp;auto=0&amp;share=1&amp;fonts=Helvetica&amp;download=1&amp;rtl=0&amp;pbad=1" width="100%" height="122"></iframe>



<p>L&rsquo;<a href="https://podcasts.apple.com/ca/podcast/%C3%A9thique-en-pand%C3%A9mie/id1509532998">épisode est aussi disponible sur Apple Podcast</a>.</p>

]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Faut-il encourager la vente à découvert?</title>
		<link>https://gabrielmonette.republiquelibre.org/2020/07/faut-il-encourager-la-vente-a-decouvert/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[gmonette]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 02 Jul 2020 17:47:36 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Brèves]]></category>
		<category><![CDATA[Éthique des affaires]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://gabrielmonette.republiquelibre.org/?p=1227</guid>

					<description><![CDATA[Wikipédia décrit la vente à découvert (to short en anglais) comme consistant : » à vendre à terme un actif que l&#8217;on ne détient pas le jour où cette vente est négociée mais qu&#8217;on se met en mesure de détenir le jour où sa livraison est prévue. ». Cette pratique est souvent mal comprise et généralement décriée [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Wikipédia décrit la <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Vente_%C3%A0_d%C3%A9couvert">vente à découvert</a> (<em>to short</em> en anglais) comme consistant : » à vendre à terme un <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Actif_financier">actif</a> que l&rsquo;on ne détient pas le jour où cette vente est négociée mais qu&rsquo;on se met en mesure de détenir le jour où sa livraison est prévue. ». Cette pratique est souvent mal comprise et généralement décriée comme étant une déclinaison particulièrement révoltante des dérives spéculatives du marché financier. Or, la question est moins claire qu&rsquo;on pourrait le croire. En fait, il est possible que l&rsquo;écosystème institutionnel entourant celles et ceux qui « short » ait des avantages positifs autant pour le marché financier que pour la société en général. </p>



<p>L&rsquo;argument favorable à la vente à découvert consiste à dire que la vente à découvert, c&rsquo;est-à-dire « parier » sur le fait que la valeur d&rsquo;un titre va descendre, crée un incitatif pour l&rsquo;investisseur de faire des recherches et à investiguer les pratiques qui pourraient nuire à l&rsquo;entreprise. Autrement dit, une entreprise peut être victime des investisseuses à découvert si celle-ci cache des pratiques douteuses ou des résultats défavorables. C&rsquo;est notamment ce qui est arrivé dans l&rsquo;affaire Valeant (l&rsquo;entreprise pharmaceutique lavaloise). Une jeune investisseuse ayant déniché dans les résultats de l&rsquo;entreprise est irrégularité a décidé de « shorter » l&rsquo;entreprise. Pour que son placement porte fruit, elle devait montrer que l&rsquo;entreprise était réellement surévaluée par le marché. Une « short-seller » ne fait que de l&rsquo;argent si le titre perds de la valeur. C&rsquo;est en ce sens où certains défendent l&rsquo;idée que le « short selling » est positif, c&rsquo;est-à-dire qu&rsquo;il est source de plus d&rsquo;information. Si le marché financier a une fonction de découverte de prix, la vente à découvert peut servir à améliorer la qualité de l&rsquo;information transmise par le prix.</p>



<p>Si vous voulez entendre un échange érudit sur le sujet, je vous recommande ce fascinant épisode du podcast <a href="https://capitalisnt.simplecast.com/episodes/e00d8282">Capitalisn&rsquo;t</a>. </p>



<iframe loading="lazy" scrolling="no" seamless="" src="https://player.simplecast.com/493c220d-07c3-4d27-b21f-c13ac28c8c35?dark=false" width="100%" height="200px" frameborder="no"></iframe>



<p>Si le sujet vous intéresse, il y a l&rsquo;épisode 3 de la première saison de la série Netflix Dirty Money qui raconte l&rsquo;histoire de Fahmi Quadir, une jeune investisseuse spécialisée dans la vente à découvert qui s&rsquo;est attaquée à Valeant. Il y a aussi le documentaire <a href="https://en.wikipedia.org/wiki/Betting_on_Zero">Betting on Zero</a> qui raconte l&rsquo;aventure du milliardaire Bill Ackman qui a utilisé la vente à découvert pour s&rsquo;attaquer à l&rsquo;entreprise Herbalife qui n&rsquo;était, selon lui, rien de plus qu&rsquo;une entreprise basée sur la vente pyramidale. </p>

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			</item>
		<item>
		<title>Éthique dans le jeu This War of Mine</title>
		<link>https://gabrielmonette.republiquelibre.org/2020/06/ethique-this-war-of-mine/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[gmonette]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 27 Jun 2020 16:01:12 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Baladodiffusion]]></category>
		<category><![CDATA[Brèves]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://gabrielmonette.republiquelibre.org/?p=1198</guid>

					<description><![CDATA[Le mois dernier, j&#8217;ai fait une entrevue avec l&#8217;ami Simon Dor (son la référence à cette discussion sur son site) sur les divers enjeux éthiques dans les jeux vidéos. Récemment, dans les médias sur le jeu vidéo, un article a résonné particulièrement avec cet échange. Dans cet article, on apprend notamment qu&#8217;en Pologne, le jeu [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Le mois dernier, j&rsquo;ai fait une entrevue avec l&rsquo;ami Simon Dor (son<a href="https://www.simondor.com/"> la référence à cette discussion sur son site</a>) sur les divers enjeux éthiques dans les jeux vidéos. Récemment, dans les médias sur le jeu vidéo, un article a résonné particulièrement avec cet échange. Dans <a href="https://www.gamesindustry.biz/articles/2020-06-18-this-war-of-mine-will-be-added-to-polish-schools-reading-list">cet article</a>, on apprend notamment qu&rsquo;en Pologne, le jeu <em><a href="https://en.wikipedia.org/wiki/This_War_of_Mine">This War of Mine</a></em> a commencé à être utilisé comme lecture recommandée. Le jeu met en scène un monde ravagé par la guerre et place la joueuse dans le rôle d&rsquo;une famille cherchant à survivre dans des conditions extrèmes. Cette situation extrême fait émerger rapidement des dilemmes éthiques difficiles.</p>



<p>Comme Simon et moi le disons dans notre discussion, ce jeu est un exemple exceptionnel de dilemme éthique dans un jeu vidéo. Le jeu regorge non seulement de dilemmes éthiques, mais il donne aussi accès facilement, par le biais de la fiction interactive, à des situations inédites qu&rsquo;on espère rarissime.</p>



<p>Le choix du gouvernement polonais montre bien la capacité des jeux vidéos de contribuer à la réflexion éthique en plaçant la personne jouant dans les souliers de gens réels pris à faire des choix. À l&rsquo;instant des expériences de pensées classiques en éthique et en philosophie, ce genre de jeu force à faire un choix difficile. Souvent inconfortables, les choix dans <em>This War of Mine </em>montre bien l&rsquo;expérience morale intense que représente la vie en situation de conflit.</p>



<iframe loading="lazy" title="Épisode 3 - Éthique et jeu vidéo" style="border: none;" scrolling="no" data-name="pb-iframe-player" src="https://www.podbean.com/media/player/m5a7y-dcbe66?from=yiiadmin&amp;download=1&amp;version=1&amp;skin=1&amp;btn-skin=104&amp;auto=0&amp;share=1&amp;fonts=Helvetica&amp;download=1&amp;rtl=0&amp;pbad=1" width="100%" height="122"></iframe>

]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
	</channel>
</rss>
